Les femmes veulent plus!

«À travail égal, salaire égal»: ce principe est inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1981. Pourtant, près de 10 milliards de francs sont enlevés aux femmes chaque année. C’est un scandale et cela doit changer!»

L'inégalité salariale entre les femmes et les hommes est le résultat d'une discrimination directe et l'expression d'une grande injustice sociale. Elle n'est pas conforme à la loi et par conséquent illégale.Pour y parvenir, il est nécessaire que les salaires soient régulièrement contrôlés dans toutes les entreprises à l’aide de l’instrument développé et reconnu par la Confédération.

Cette mesure est attendue depuis des décennies. Le refus de la politique lors de la dernière révision ne veut pas dire que les employeurs et associations patronales peuvent continuer à se cacher. La grève des femmes a démontré que notre patience est à bout.

Dès lors, Unia revendique pour les négociations salariales d’automne dans tous les secteurs et branches confondus:

  • L’introduction d’analyses régulières des salaires et l’élimination de toute discrimination salariale.
  • Une augmentation des salaires féminins : les salaires en dessous de 4'000 francs par mois dans les professions dites «féminines» comme par exemple le commerce de détail, la restauration, le nettoyage et les soins, sont inacceptables et doivent être revus à la hausse.

Oui à une 13e rente AVS

L'AVS est particulièrement importante pour les femmes. En effet, elle seule prend en compte le travail de soins et d'éducation des enfants dans le décompte de la rente. Les femmes travaillent souvent à temps partiel. Il est donc difficile pour elles de cotiser pour une rente de deuxième pilier digne de ce nom. Elles sont donc tributaires d'une rente AVS décente. Un des moyens pour y parvenir est une 13e rente AVS, similaire à un 13e mois de salaire.